Réduction des gaz à effet de serre

Les gaz à effet de serre sont formés de gaz naturellement présent dans l’atmosphère de la terre. Ces gaz permettent aux rayons du soleil d’entrer dans l’atmosphère, mais les empêchent de ressortir, ce qui provoque un effet de serre en retenant la chaleur près de la surface terrestre. Cela permet entre autres le maintien d’une température moyenne sur la terre et par le fait même de la vie. 

Programme Climat municipalités

La Ville de Granby a adhéré en 2009 au programme Climat municipalités, chapeauté par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Ce programme a permis de dresser un premier inventaire en 2009 des principales sources d’émissions municipales de gaz à effet de serre d’origine corporative (secteurs bâtiments municipaux et autres installations, équipements motorisés et traitement des eaux usées) et collective (secteurs matières résiduelles et transport routier). Un plan d’action sur la réduction des émissions de GES échelonné sur cinq ans a été réalisé par la suite.

Ce plan d’action démontre la volonté de la Ville de Granby de lutter contre les changements climatiques en posant des gestes concrets dans les secteurs d’activité sur lesquels elle a un certain pouvoir d’action. La mise en œuvre de ces mesures permettra à la Ville de réduire ses émissions annuelles de GES d’un minimum de 2,7 % en ce qui a trait à la section corporative, ce qui représente une réduction annuelle moyenne de 192 tonnes de CO2 équivalent, et d’un minimum 0,3 % en ce qui concerne les émissions de la collectivité, soit une réduction annuelle moyenne de 520 tonnes de CO2 équivalent. Ces objectifs de réduction par rapport au bilan de l’année de référence 2009 devraient être atteints en 2017, laissant ainsi cinq ans à la mise en place des mesures de réduction.

Consultez le résumé du Plan d'action visant la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le cadre du programme Climat municipalités, Plan d'action 2013-2017.

Marche au ralenti des véhicules

Pratiquer la marche au ralenti, c'est-à-dire laisser tourner inutilement le moteur de votre véhicule lorsqu’il est immobilisé, contribue à l’augmentation des gaz à effet de serre et, par conséquent, contribue à la pollution atmosphérique et au réchauffement climatique. En effet, un véhicule produit environ 2,3 kg de CO2 pour chaque litre d’essence qu’il consomme. Éliminer la marche au ralenti inutile de votre véhicule est une mesure facile à prendre afin de contribuer à la réduction des émissions de GES.

Pour sensibiliser ses citoyens aux conséquences de la marche au ralenti des véhicules, la Ville de Granby a amorcé en 2012, en collaboration avec le Conseil régional en environnement de la Montérégie, la campagne de sensibilisation Coupez le moteur ! Vous pouvez d’ailleurs observer les panneaux de signalisation aux couleurs de la campagne qui ont été installés un peu partout à travers la ville afin de rappeler aux citoyens de couper leur moteur lorsque leur véhicule est immobilisé.

Écoconduite

L’application au quotidien des techniques de l’écoconduite est une excellente façon de réduire notre consommation de carburant ainsi que nos émissions de CO2. Au Québec, près de 7,6 milliards de litres de carburant sont consommés chaque année. En réduisant cette consommation de carburant de 10 %, cela permettrait d’éviter l’émission de 2 millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphère.

En 2013 et 2014, la Ville de Granby a offert une formation avec simulateur sur l’écoconduite à plus de 200 employés municipaux utilisant un véhicule dans le cadre de leurs fonctions.

Des techniques d’écoconduite qui vous permettront de réduire les impacts de vos déplacements et votre consommation de carburant, tout en améliorant la sécurité routière :

  • Anticiper au maximum la circulation, cela vous permettra de mieux prévoir les ralentissements et les arrêts. En visualisant loin devant vous, cela vous permettra d’ajuster votre vitesse et d’éviter les freinages inutiles.
  • Ajuster la vitesse du véhicule selon l’état anticipé des feux de circulation.
  • Ajuster la conduite du véhicule selon l’état anticipé de la circulation.
  • Augmenter la distance entre les véhicules, cela vous permettra d’éviter les freinages systématiques en cas de changement sur la route.
  • Rechercher une vitesse constante, utiliser votre régulateur de vitesse lorsque c’est possible.
  • Diminuer la vitesse maximale du véhicule entre les arrêts rapprochés.
  • Tirer profit des pentes et réduisez votre consommation de carburant en montée en utilisant le rapport de vitesse le plus élevé.
  • Relâcher tôt l’accélérateur pour ralentir et évitez les freinages brusques.
  • Accélérer lorsque vous entrez sur l’autoroute  afin de passer rapidement à la vitesse supérieure et ainsi diminuer le régime moteur.
  • Utiliser le rapport de vitesse le plus élevé possible.

Des conseils pratiques afin de réduire votre consommation de carburant :

  • Ajustez la pression de vos pneus tous les mois.
  • Évitez de laisser tourner votre moteur au ralenti.
  • Limitez les accessoires sur ou dans le véhicule qui pourrait inutilement modifier à la hausse le poids de votre véhicule.
  • Surveillez votre consommation de carburant.
  • Planifiez vos déplacements et privilégiez les transports actifs et en commun lorsqu’ils sont plus rentables que l’utilisation de votre véhicule.

Pour en apprendre davantage sur les techniques d'écoconduite, consultez le site d'Écomobile.

îlots de chaleur

Les îlots de chaleur urbains sont une des conséquences relatives à l’augmentation des émissions de GES dans l’atmosphère et le réchauffement climatique. L’on entend par « îlots de chaleur urbains » la différence de température observée entre les milieux urbains et les zones rurales environnantes. Certains îlots de chaleur ont démontré une différence significative de température pouvant aller jusqu’à 12°C de plus que pour les régions voisines. Il est à noter que l’intensité des îlots de chaleur variera d’une journée à l’autre en fonction de divers paramètres.

Plusieurs facteurs sont à l’origine des îlots de chaleur :

  • la hausse des émissions de GES dans l’atmosphère ;
  • la perte progressive du couvert forestier en milieu urbain ;
  • l’imperméabilité des matériaux ;
  • la morphologie urbaine et la taille des villes ;
  • l’urbanisation ainsi que la chaleur anthropique générée par nos propres activités quotidiennes.

Les principales conséquences :

  • la détérioration de la qualité de l’air, à l’extérieur comme à l’intérieur ;
  • la formation de smog ;
  • la hausse de la demande en énergie et en eau potable (utilisation de climatiseurs et de jeux d’eau) ;
  • la réduction de la qualité de vie des gens vivant à l’intérieur de ces zones en raison de la chaleur accablante.

Plusieurs actions peuvent être mises de l’avant afin de réduire l’intensité des îlots de chaleur en milieu urbain :

  • Implanter davantage de toits verts ou de murs végétaux sur les façades des immeubles ;
  • Accentuer la végétation urbaine (plantation d’arbres, aménagement paysager, agriculture urbaine, etc.) ;
  • Utiliser des matériaux dont le niveau de réflectivité est élevé pour les toitures afin de réduire l’absorption du rayonnement solaire et le réchauffement des surfaces (toiture blanche ou grise) ;
  • Utiliser le transport en commun plutôt que son véhicule, surtout en période de canicule.


Consultez la carte des îlots de chaleur enregistrés sur le territoire de la Ville de Granby.

Pour plus d'information sur les îlots de chaleur urbains, nous vous invitons à consulter le site de l'Institut national de santé publique du Québec.